A la différence de la thérapie familiale où la famille vient en consultation ensemble, la constellation familiale est proposé davantage en suivi individuel. Bien qu’il s’agisse d’une thérapie familiale transgénérationnelle, une personne vient individuellement exposer sa difficulté et poser sa famille dans l’espace. Les professionnels ont plusieurs façons de travailler en constellations familiales :
A mon niveau :
Soit j’oeuvre seule. Je travaille alors avec les énergies qui « se montrent ».
Soit je travaille avec un groupe de représentant.e.s. Ces représentant.e.s sont alors au service de la personne qui vient poser sa difficulté.
Pour respecter les 3 principes fondamentaux suivants :
1) le principe d’appartenance :
On n’exclut personne de son système familial *
Toute personne appartenant à la famille a le droit inaliénable de lui appartenir. Elle y appartient de fait. Si vous excluez quelqu’un de votre famille, vous blessez le système. L’exclusion affecte les membres du système actuel mais aussi les descendants jusqu’à sept générations. Le.s descendant.s va ou vont développer une loyauté envers le membre exclu de la famille qui s’exprime et se rappelle à la famille à travers ce.s descendant.s.
*ne pas confondre lien et relation : le lien est inéluctable d’où la nécessité d’accepter ce qui est (deuil du parent idéal, deuil de l’enfant idéal…). La relation est une chose différente du lien. On peut ne plus être en relation par protection et prendre la personne telle qu’elle est à l’intérieur de nous sans attendre de changement car cela ne nous amène pas à la paix intérieure.
L’objectif est de dénouer l’intrication et de réintégrer intérieurement la personne inconsciemment exclue.
2) le rôle et les places :
Chaque personne a une place précise dans le système. Une place basée sur l’ancienneté.
Les parents étaient là avant les enfants. Un enfant ne prend pas la place d’un parent.
Un point de vigilance dans les situations de décès d’un parent, de séparations avec non présence d’un des parent, ou encore dans des situations de parentification (ou les enfants ont gérés les parents).
L’ainé est le premier, le cadet le second… Un second enfant ne se prend pas pour un aîné…
Un point de vigilance dans les situations de décès d’enfant (également si c’est pour le décès d’un premier enfant, même s’il n’a pas connu les autres enfants car on parle alors de mémoire cellulaire depuis le foetus), d’absence prolongée d’un enfant…
Cela blesse le système et ne permet plus à la Vie de circuler favorablement.
3) l’équilibre dans la relation :
Il s’agit de veiller à l’équilibre entre le donner et le recevoir. Pour qu’un couple perdure, de manière harmonieuse, il est nécessaire de tendre à cet équilibre. Parfois, il nous est impossible de rendre cet équilibre en tant que parents/enfants ou en tant que couple pour différentes raisons, la gratitude et le merci sont alors nécessaires. Par exemple un parent avec des pathologies ne peut pas prendre son enfant autant qu’il le devrait et la charge de l’enfant incombe alors à la mère.
La reconnaissance de ce déséquilibre peut alors apaiser la relation dans lequel l’investissement est non équitable.
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